Baba
Ramdev is parlaying his popularity as a yoga guru to build a consumer
products empire that’s up against global giants like Unilever and
Colgate
http://www.livemint.com/Companies/hLEBBx17cFY5rPjTjmIP9O/The-Patanjali-story.html
Les doctrines du salut à l’origine du totalitarisme et du terrorisme
Après Gustave Le Bon et Serge Moscovici, Ali Harb, philosophe et écrivain libanais, s’empare à son tour des théories de la psychologie des foules dans un livre intitulé « Le Terrorisme et ses créateurs : le prédicateur, le tyran et l’intellectuel ».
Selon lui, les religions monothéistes et les grandes idéologies du XXème siècle sont des doctrines du salut, des systèmes de pensée qui prétendent détenir la vérité absolue. Le sort de ces doctrines sacrées ou pensées fanatiques est de se transformer en régime totalitaire ou en organisation terroriste.
Ali Harb : « L’islam ne peut pas être réformé » in L'Orient Littéraire | Tarek Abi Samra | 13/03/2016
http://www.lorientlejour.com/article/975213/ali-harb-lislam-ne-peut-pas-etre-reforme-.html
Extraits :
(…) Selon [Ali Harb] cet écrivain et philosophe libanais (…) il faudrait (…) aborder l’islam (…) en tant que doctrine du salut, c’est-à-dire comme un système de pensée qui, à l’instar du christianisme et du judaïsme, mais également des « religions » du XXe siècle telles que le communisme et le fascisme, prétend détenir la vérité absolue.
« (…) le terrorisme est surtout une attitude intellectuelle, celle de l’homme qui se croit le seul possesseur de la vérité absolue, le seul autorisé à parler en son nom. Cette vérité pourrait relever du domaine religieux, politique, social ou moral ; elle pourrait concerner Dieu, la nation, le socialisme, la liberté ou l’humanisme. Le terrorisme est également une manière d’agir : celui qui se croit l’unique possesseur de la vérité se comporte avec l’autre, le différent ou l’opposant, en ayant recours à une logique de l’exclusion (…).
La devise du terroriste : pense comme moi, sinon je t’accuse et te condamne. C’est en ce sens que le terrorisme est perpétré par le prédicateur détenteur d’un projet religieux, le tyran porteur d’un projet politique, ou l’intellectuel promoteur d’un projet révolutionnaire pour transformer la réalité. Le prédicateur excommunie, le tyran condamne et déclare quelqu’un comme traître, l’intellectuel théorise et le militant ou le jihadiste agit et tue. D’ailleurs, le sort de toute pensée fanatique, de toute doctrine sacrée, est de se transformer en un régime totalitaire ou en une organisation terroriste.
(…) Les promoteurs des nouveaux projets religieux ont sans doute été influencés par les exemples de Franco, d’Hitler et de Mussolini, par leurs moyens de gouverner et leurs techniques de contrôler les hommes en les mobilisant et les remodelant pour en faire un troupeau scandant inlassablement un même slogan. Ce dualisme du dirigeant déifié et de la foule qui l’adore est une création assez récente. Mais d’un autre côté, les régimes totalitaires, malgré la modernité et la laïcité de leurs projets, sont une rémanence de la pensée religieuse, comme en témoigne la sacralisation de leurs doctrines et de la figure du dirigeant unique. (…)
Toute religion monothéiste est en soi, de par sa définition même, un réservoir inépuisable de pratiques violentes. C’est l’une de ses potentialités toujours présentes, une sorte de virus logé au sein de ses gènes culturels. Tant que la religion est fondée sur l’exclusion de l’autre, sur le dualisme du croyant et de l’impie, du fidèle et de l’apostat, il est impossible de la comprendre autrement. (…)
Par ailleurs, je suis très critique à l’égard du concept de « tolérance », l’un des scandales de la pensée religieuse en général, puisqu’il implique une sorte d’indulgence de la part du croyant envers l’autre différent de lui, tout en considérant en son for intérieur que cet autre est un pécheur, un impie et un renégat, ou même une honte pour l’humanité. Ainsi, la tolérance annule toute possibilité de dialogue ; seule la pleine reconnaissance d’autrui permet à quelqu’un de briser son narcissisme, de dialoguer avec l’autre, de l’écouter et d’en tirer bénéfice afin de créer des espaces de vivre-ensemble d’une manière fructueuse et constructive. (…) »
La religion et la spiritualité nous rendent dépressifs
Publication: 20/09/2013 22h18 CEST Mis à jour: 21/11/2013 11h12 CET
http://www.huffingtonpost.fr/dr-raj-persaud/la-religion-et-la-spiritualite-depression_b_3963728.html
Une étude scientifique de longue durée sur plus de 8 000 personnes à travers 7 pays balaye les idées reçues. Elle démontre que la spiritualité est un facteur aggravant des comportements dépressifs. Une vision spirituelle de la vie ne procure pas plus de bien-être, au contraire elle prédispose à de graves dépressions. Les personnes ayant une approche spirituelle de la vie sont touchées de manière beaucoup plus intense par la dépression que les personnes ayant une manière de vivre plus terre-à-terre. Plus la croyance spirituelle était forte au début de l'étude, plus le danger d'une dépression était prégnant. Elles étaient deux fois plus enclines à faire l'objet d'une dépression majeure au cours des 12 mois suivants. Conclusion : Une perspective spirituelle est plus apte à affaiblir qu'à fortifier le bien-être d'un individu.
Extraits :
« Jusqu'à maintenant, les études ont toujours plus ou moins défendu la thèse selon laquelle les croyances religieuses et spirituelles seraient des remparts contre la dépression, et qu'elles étaient associées à un plus grand bien-être. (…)
Mais une longue étude, au cours de laquelle des individus ont été suivis pendant un an, a montré un mouvement inverse dans la relation entre croyances religieuses et dépression. La religion, et plus encore la spiritualité sans lien avec une religion formelle, apparaît comme impuissante à aider qui que ce soit à se sortir d'un moment de déprime, et pourrait même être un facteur aggravant.
Une des découvertes clés de cette étude, menée dans plusieurs régions, serait qu'une vision spirituelle de la vie prédispose à une grave dépression (…). Ces résultats sont surprenants car de précédentes recherches avaient conclu que les personnes croyantes avaient des habitudes et un mode de vie favorables à une bonne santé mentale. Entre autres, elles seraient moins enclines à toucher à la drogue ou à l'alcool de manière immodérée.
(…) le lien entre dépression et croyances religieuses ou spirituelles a été exploré en profondeur par une équipe de chercheurs dirigée par Michael King, de l'University College de Londres. Plus de 8000 personnes suivies par des médecins généralistes à travers sept pays ont été examinées après six et douze mois. (…)
Les personnes ayant une compréhension religieuse ou spirituelle de la vie étaient touchées de manière beaucoup plus intense par la dépression que les personnes ayant une manière de vivre plus terre-à-terre. (…) Quel que soit le pays, plus la croyance religieuse ou spirituelle était forte au début de l'étude, plus le danger d'une dépression était prégnant.
Même si les résultats varient selon le pays quant à l'association entre compréhension religieuse de la vie et dépression majeure, aucune preuve n'est apparue que la spiritualité serait apte à apporter la moindre protection (…). L'effet de la dépression sur les 12 mois était similaire en proportion quelle que soit la croyance (…). Les participants ayant les convictions religieuses ou spirituelles les plus fortes étaient deux fois plus enclins à faire l'objet d'une dépression majeure au cours des 12 mois à venir.
Bien qu'une perspective religieuse, spirituelle ou séculaire sur la vie semble être relativement établie pour la plupart des gens, un peu plus d'un quart des participants ont modifié leur vision au cours de l'étude. Ce changement s'accompagnait d'un plus grand risque de dépression pour les personnes optant pour une voie plus religieuse, le risque étant moins élevé pour les individus choisissant un chemin plus séculaire.
(…) Le fait que les auteurs de l'étude en question aient suivi les participants pendant un an montre qu'une perspective religieuse ou spirituelle est plus apte à affaiblir qu'à fortifier le bien-être d'un individu. (…) Les auteurs de notre étude tirent eux la conclusion qu'avoir une vision religieuse ou spirituelle de la vie, en opposition avec une vision séculaire, pose les bases d'une dépression majeure. (…) s'il fallait affirmer une chose avec certitude, selon eux, c'est que le lien entre religion/spiritualité et bien-être psychologique, est probablement très faible, voire inexistant.
(…) Le professeur Michael King résume toutes ces recherches en concluant que la spiritualité sans rapport avec la religion était la plus à même d'apporter une vulnérabilité psychologique.
En voyant cette étude, on pourrait se dire que tandis que bon nombre d'humains cherchent leurs réponses dans les sphères les plus élevées, ironiquement, les moins religieux ou spirituels semblent déjà les avoir trouvées. »
A lire aussi :
- Sahaj marg : De la psychiatrie à la dépression, la folie et le suicide
Place à l'actu
Union pour la Liberté d’expression contre la barbarie !
"Je suis Charlie, nous sommes tous des Charlie".
Méditation 2.0
Méditation 2.0 = Nouvel
esclavage au travail 2.0
Le monde du développement personnel s’en va puiser ses
techniques de relaxation au sein des spiritualités orientales depuis de
nombreuses années. De leur côté, les nouveaux mouvements spirituels se font maintenant
de plus en plus utilitaristes. Ainsi, le Sahaj marg parle gestion du stress et
affirmation de soi pour attirer le chaland en quête de mieux-être.
Mais ne voilà-t-il pas que le monde du travail ou les
militaires s’emparent de la méditation. Quelques exemples de titres parus ces
dernières années :
La sagesse 2.0 pour nous libérer de l’hyperconnectivité ?
La nouvelle sagesse du web ou “l'esclavage 2.0“ ?
Gestion du stress et méditation au chevet du monde du
travail
"Construire un pont entre les mondes de la sagesse et
des affaires"
etc.
A lire pour réfléchir :
Google montre la voie de la sagesse
EMPLOI
Google montre la
voie de la sagesse
Les entreprises étasuniennes du high-tech ont un nouveau
dada : la méditation de pleine conscience. Et la Silicon Valley exporte
désormais en Europe sa fameuse conférence Sagesse 2.0, alliance du new age et
d’Internet.
THE
GUARDIAN | CAROLE CADWALLADR
21 OCTOBRE
2014
http://www.courrierinternational.com/article/2014/10/21/google-montre-la-voie-de-la-sagesse?page=all
A Dublin, le siège de Google
présente toutes les caractéristiques du lieu de travail moderne dans le
high-tech : esthétique chic industrielle, snacks gratuits à volonté et meubles
de designer de couleurs primaires qui semblent avoir été dérobés sur une aire
de jeux. Cette semaine y débarquaient les forces avancées de ce qui sera
peut-être le prochain gros truc, non pas un nouveau téléphone mobile ou une
montre truffée de superfonctions, mais quelque chose d’encore plus radicalement
à la pointe du progrès : la sagesse.
Pendant trois jours [du 16 au 18
septembre], dans un auditorium, une alliance contre nature deGooglers [employés du groupe], de moines
bouddhistes, d’adeptes des nouvelles technologies, de directeurs des ressources
humaines, de députés et de PDG a jonglé avec des mots comme“compassion”, “empathie”,
"communion" et"conscience". La conférence Wisdom 2.0 [Sagesse 2.0]
arrivait en Europe. Wisdom 2.0 est née il y a six ans en Californie, sur une
côte Ouest obsédée par la technologie et le développement personnel. Depuis,
elle reçoit un accueil enthousiaste dans le secteur des nouvelles technologies.
Des événements ont déjà été
organisés dans les locaux de Google à Mountain View et chez Facebook. Plus de 2
000 personnes ont participé à la grande réunion qui s’est tenue à San Francisco
cette année. Après avoir séduit des personnalités très en vue, comme [la
fondatrice du site The Huffington Post] Arianna
Huffington et Jeff Weiner, le PDG de LinkedIn, Wisdom 2.0 souhaite désormais
transmettre son message à un public mondial.
Cloches de prière
Ça s’appelle peut-être une
conférence mais, pour le non-initié, ça ressemble davantage à un rassemblement
de croyants – la religion en moins. Le public est appelé à revenir dans la
salle par des cloches de prière, des pauses “silence” sont intégrées dans le
programme, et à un moment chacun doit serrer son voisin dans ses bras, puis le
caresser doucement afin de “sentir la connexion”. Ce sont les nouvelles technologies –
du moins, leur influence sur notre vie – qui sont au cœur de cet événement.
Wisdom 2.0 a pour mission de s’attaquer au “grand défi de notre époque” : comment “vivre
connectés les uns aux autres grâce à la technologie, d’une manière qui soit
bénéfique à notre bien-être”. Mais
on peut aussi penser que, après avoir capté notre attention, notre temps et nos
comptes en banque avec leurs gadgets infinis, après avoir créé des applications
pour mesurer notre pouls et évaluer notre santé physique, l’industrie des
nouvelles technologies franchit l’étape suivante et s’attaque désormais à notre
âme. Soren Gordhamer, le fondateur de Wisdom 2.0, explique aux participants,
qui ont déboursé jusqu’à 600 euros, qu’il s’agit d’“introduire la sagesse antique dans l’époque moderne”.
Pour cela, on a recours avant tout à
la pleine conscience [mindfulness], cette version séculière de la
méditation qui est censée pouvoir tout faire, du ralentissement du
vieillissement à l’amélioration de la vie sexuelle. Si la pleine conscience est
en train de détrôner le yoga comme activité incontournable dans les grandes
métropoles, elle présente aussi des résultats cliniques établis : elle réduit
le stress, favorise le sommeil, améliore le bien-être physique et mental. Chris
Ruane, député travailliste du Val de Clwyd [au pays de Galles], raconte qu’il a
présenté cette pratique à la Chambre des communes et qu’un groupe parlementaire
multipartite s’efforce maintenant de la faire connaître à un public plus large.
Mais ce n’est que le début. Alfred Tolle, directeur commercial chez Google, qui
anime l’événement, va plus loin. Il s’agit selon lui de créer “une
conscience collective” qui,
avec un peu de chance, “rendra le monde meilleur”. “Si
on avait sorti ce genre de choses il y a dix ans, ajoute-t-il, les
gens auraient dit : ‘Virez-moi ce hippie.’ Mais
aujourd’hui ils commencent à comprendre. Même dans les réunions de direction,
quand je parle de connecter les mondes intérieur et extérieur, on me regarde
d’un air suspicieux mais on voit à peu près où je veux en venir.”
Alfred Tolle pratique la méditation
zen depuis vingt-cinq ans et semble avoir décidé de devenir, en plus de ses
attributions officielles, le directeur spirituel officieux de Google. Il a tenu
à organiser cet événement parce que, dit-il, “nous devons nous reconnecter à notre âme
et à nous-mêmes afin d’utiliser la technologie sagement. Je considère que c’est
mon boulot de pousser Google dans cette direction.” D’après Frazer McKimm, un
spécialiste des nouvelles technologies de Dublin qui étudie les interactions
entre l’homme et la machine, “l’inquiétude grandit.
On a l’impression que notre
relation avec la technologie est devenue quelque chose que personne, même les
créateurs de cette technologie, ne peut contrôler. Même les maîtres sont
dominés. Elle nous infantilise, d’une certaine manière.” De fait, il n’est pas surprenant que l’industrie
des nouvelles technologies s’interroge avec autant d’enthousiasme sur le sens
et le but, déclare Gordhamer. “Regardez ses fondateurs : ils ont tous
connu le succès très jeunes, il est donc naturel qu’ils se demandent :‘N’y
a-t-il pas autre chose dans la vie ?’”
C’est précisément cette question qui
a attiré les participants, venus parfois de très loin, y compris d’Australie.
Katrin Bauer, 46 ans, une radiologue de Dundee, a découvert que la méditation
permettait de lutter contre le stress généré par la technologie. “Je
travaille sur un ordinateur toute la journée, il tombe en panne, il plante ;
nos logiciels ne sont pas des plus récents. Dans un premier temps, je n’ai rien
dit à mes collègues. Ces pratiques orientales sont un peu taboues dans le NHS
[le service de santé public]. Mais tant de mes collègues sont en arrêt de
maladie ! Des gens compétents, doués, qui souffrent tout simplement
d’épuisement professionnel. Et la pleine conscience présente de réels bénéfices
cliniques, c’est bien mieux que de produire des pilules à tour de bras. Il y a
tellement de choses qu’on pourrait faire pour améliorer le bien-être des gens
!”
De même que la pleine conscience
sécularise une pratique spirituelle utilisée depuis des milliers d’années,
Wisdom 2.0 reprend des concepts en général associés à la pratique religieuse en
leur donnant un tour nouveau. Le premier d’entre eux est la “compassion”, le mot à la mode de la conférence.
Tania Singer, une spécialiste des neurosciences de l’Institut Max-Planck [à
Leipzig, en Allemagne], qui a mené l’une des plus grandes études sur les effets
de la pleine conscience sur le cerveau, a fait un exposé sur la plasticité
neuronale et la “formation socio-affective”. La compassion, explique-t-elle, est
distincte de l’empathie. Elle peut s’enseigner. Et elle active de nouvelles
zones du cerveau : elle rend le sujet plus heureux.
Connexion empathique
Kelly Palmer, responsable de la
formation et du développement des talents chez LinkedIn, a intitulé sa
présentation “Entretenir la connexion empathique : les
enseignements des efforts de compassion chez LinkedIn”. Elle explique entre autres que “parfois
la chose la plus compatissante à faire, c’est de se séparer d’un employé”.
La vision cynique de tout ça, c’est
que les grandes entreprises sont en train d’essayer de créer une nouvelle
génération d’employés-drones heureux. La directrice chargée de la gestion des
personnes – autrement dit la directrice des ressources humaines – de Zynga [une
société de jeux sociaux] est venue chercher de nouvelles idées. En effet,
dit-elle, il ne suffit plus d’un décor industriel chic et d’un déjeuner gratuit
: “La génération Y [née entre les années 1980 et le début des
années 2000] veut plus que ça. Elle veut du sens.” Il y a aujourd’hui “une
convergence du travail et de la vie personnelle. Les gens ne décrochent jamais
vraiment, il faut donc qu’on prenne en compte la personne dans son ensemble. Si
on peut soutenir les employés, ils restent. Tout ce qui les aide
personnellement présente des bénéfices pour toute l’entreprise.”
Malgré tous ces discours sur
l’entreprise, on pense parfois vraiment à Timothy Leary [écrivain et
psychologue américain, qui était partisan du recours au LSD pour ses vertus
thérapeutiques et spirituelles]. “C’est quoi, l’argent ? demande ainsi Alfred Tolle, de Google. Juste
un tas de zéros.” Et
une grande partie du public a déjà expérimenté le “Turn
on, tune in, drop out” [“Viens,
mets-toi dans le coup, décroche”, slogan lancé par Timothy Leary]. Parmi les
participants, il y a l’ex-président d’une chaîne de télé norvégienne, Neil
Seligman, un ancien avocat qui apprend désormais aux juristes des grandes
sociétés de la City à être plus“conscients”, et Friedhelm Boschert, ancien
PDG de Volksbank International. Lorsqu’il était à la tête de cette grande
banque européenne, ce dernier faisait de la méditation zen toutes les semaines
avec ses cadres dirigeants ; aujourd’hui, il l’enseigne aux autres banquiers
dans le cadre de quelque chose qu’il appelle “la nouvelle banque” – la banque à l’ancienne,
hiérarchisée, nous ayant apparemment mis dans le pétrin financier actuel.
Est-ce le
début du retour en arrière ? Ou bien la dernière initiative des grandes
entreprises américaines pour soumettre le monde à leur volonté ? “Nous
ne contrôlons pas les gens à l’entrée, déclare Soren Gordhamer.Mon travail, c’est d’être là pour ceux
que ça intéresse. Il faut profiter du moment présent, le seul qui existe
vraiment. La vie est plus satisfaisante quand on se présente sans avoir de
programme prédéfini.”
Marines expanding use of meditation training
Marines expanding use of meditation training
Mind
Fitness Training found to help troops improve mental performance under stress
of war
By Patrick
Hruby - The Washington Times - Wednesday, December 5, 2012
While
preparing for overseas deployment with the U.S. Marines late last year, Staff
Sgt. Nathan Hampton participated in a series of training exercises held at Camp
Pendleton, Calif., designed to make him a more effective serviceman.
There were
weapons qualifications. Grueling physical workouts. High-stress squad
counterinsurgency drills, held in an elaborate ersatz village designed to
mirror the sights, sounds and smells of a remote mountain settlement in
Afghanistan.
There also
were weekly meditation classes — including one in which Sgt. Hampton and his
squad mates were asked to sit motionless in a chair and focus on the point of
contact between their feet and the floor.
“A lot of people thought it would be a waste
of time,” he said. “Why are we sitting around a classroom doing their weird
meditative stuff?
“But over time, I felt more relaxed. I slept
better. Physically, I noticed that I wasn’t tense all the time. It helps you
think more clearly and decisively in stressful situations. There was a
benefit.”
That
benefit is the impetus behind Mindfulness-based Mind Fitness Training
(“M-Fit”), a fledgling military initiative that teaches service members the
secular meditative practice of mindfulness in order to bolster their emotional
health and improve their mental performance under the stress and strain of war.
Designed by
former U.S. Army captain and current Georgetown University professor Elizabeth
Stanley, M-Fit draws on a growing body of scientific research indicating that
regular meditation alleviates depression, boosts memory and the immune system,
shrinks the part of the brain that controls fear and grows the areas of the
brain responsible for memory and emotional regulation.
Four years
ago, a small group of Marine reservists training at the Marine Corps base in
Quantico, Va., for deployment to Iraq participated in the M-Fit pilot program,
taking an eight-week mindfulness course and meditating for an average of 12
minutes a day.
A study of
those Marines subsequently published in the research journal Emotions found
that they slept better, had improved athletic performance and scored higher on
emotional and cognitive evaluations than Marines who did not participate in the
program, which centers on training the mind to focus on the current moment and
to be aware of one’s physical state.
The Army
and Marines have since commissioned separate studies of larger groups of troops
receiving variations of M-Fit training, the results of which currently are
under scientific review and likely will be published in the next few months.
“The findings in general reinforce and extend
what we saw in the pilot study,” said Ms. Stanley, an associate professor of
security studies at the Georgetown School of Foreign Service. “These techniques
can be very effective in increasing situational awareness on the battlefield,
in not having emotions drive behavior, in bolstering performance and resilience
in high-stress environments. I’ve seen effects in my own life.”
Military
meditation
A former
Army intelligence officer, Ms. Stanley served in Korea, Macedonia and Bosnia.
Subsequently diagnosed with post-traumatic stress disorder (PTSD), she
struggled after leaving the military and enrolling in graduate programs at
Harvard and the Massachusetts Institute of Technology.
Frustrated
by the ineffectiveness of prescription medication, she began to research
mindfulness and quickly became convinced that the mental and emotional health
benefits of meditation could help not only her, but also other service members.
Ms. Stanley
wrote a paper for the Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), essentially
arguing that meditative techniques similar to those used by Buddhist monks were
both necessary and appropriate for today’s military — from drone pilots coping
with information overload to infantrymen conducting dangerous and stressful
counterterrorism and counterinsurgency operations.
“The
initial concerns form the military were, ‘Is this going to be a waste of time,
and is this going to interrupt my finely honed rapid-action drills?’” Ms.
Stanley said. “The concerns coming from the mindfulness side were, ‘If you
teach them these skills, and they become more open people, will it undermine
their ability to armor up psychologically? A few people even wondered if I was
trying to make, quote, ‘better baby-killers.’”
Undaunted,
Ms. Stanley sought support for a pilot program through her connections in the
Army — the same Army that in the mid-1980s conducted a Trojan Warrior Project,
in which 25 Special Forces soldiers nicknamed the “Jedi Knights” received six
months of meditative and martial-arts training that helped them perform better
than their peers on psychological and biofeedback tests.
She found
an advocate in Maj. Jason Spitaletta, a then-Marine reservist who was a
psychology graduate student in non-military life. Mr. Spitaletta read Ms.
Stanley’s DARPA paper and brought it to the attention of his superiors, who
agreed to participate in the 2008 study.
Over eight
weeks of 12-hour days otherwise devoted to mock firefights and exhausting field
exercises, 31 Marine reservists were taught breathing exercises and yoga poses,
how to focus their attention and how to prevent their minds from wandering.
More than once, they could be seen outdoors, sitting cross-legged and
practicing meditation.
Amishi Jha,
the researcher who evaluated the troops, found that the service members in the
program ended up with improved moods and greater attentiveness — and that the
individuals who spent additional time meditating on their own saw the biggest
improvements.
“It’s like working out in the gym,” said Ms.
Jha, the director of contemplative neuroscience for the University of Miami’s
Mindfulness Research and Practice Initiative. “Right now, the military has
daily physical training. Every day, they get together and exercise. But the
equivalent is not given to the mind. The more [these troops] practiced, the
more they benefited.”
Brain
training
Why the
cognitive boost? The answer lies in neuroscience. Previous studies have shown
that habitual meditation:
• Changes
the way blood and oxygen flow through the brain;
•
Strengthens the neural circuits responsible for concentration and empathy;
• Shrinks
the amygdala, an area of the brain that controls the fear response;
• Enlarges
the hippocampus, an area of the brain that controls memory
• In a
recent, incomplete study of Marines taking an M-Fit course — the one Sgt.
Hampton participated in — University of California at San Diego and Navy
researcher Chris Johnson took blood and saliva samples from the participating
service members and used functional magnetic resonance imaging (fMRI) to scan
their brains.
• According
to a report in Pacific Standard, the troops recovered better from stressful
training, while their brain scans showed similarities to those taken of elite
Special Forces soldiers and Olympic athletes.
“Basically, there are parts of the brain that
work differently in high performers,” said Robert Skidmore, director of
operations for the Alexandria, Va.-based Mind Fitness Training Institute. “It’s
possible to train our minds to process things differently. With eight weeks of
training, working memory capacity increases.”
Essentially
the short-term, scratch-pad system we use to manage relevant information, solve
real-time problems and regulate our current emotional state, working memory is
roughly equivalent to random access memory in a computer and functions on a
daily basis like money in a bank account: Use it, and it depletes until it can
be replenished.
Heavy
cognitive tasks, such as scanning an alley for armed insurgents, require
working memory. So do emotional challenges, like dealing with the stress of
leaving one’s family for an overseas deployment.
According
to Ms. Jha, depleted working memory has been linked to emotional impulsivity,
prejudiced behavior, domestic violence and alcoholism.
“It’s the core resource for regulating your
own behavior,” she said. “It’s not like your psychological state or mood is
separate.”
In the
M-Fit study, troops who meditated regularly increased their working memory
capacity; moreover, they were more aware of their physical responses to combat
stress.
In a
fight-or-flight situation — for instance, a firefight — the pupils dilate to
take in more information. Blood flows away from the stomach and into the
muscles, producing the familiar “butterfly” sensation. Heart and breathing
rates rise. Stress hormones course through the body.
More
importantly, blood flow in the brain is redirected away from the areas that
control rational thought and toward the areas associated with instinct and
survival.
“It’s really hard to access rational thought
during high-intensity stress situations,” said Jared Smyser, 28, a former
Marine who lives in Richmond, Va., and is training to become an M-Fit
instructor. “All this stuff happens in your body because we’ve evolved to get
away from predators. But it’s not really relevant in today’s warfare. You need
to be calm, collected, making better decisions.”
According
to Ms. Stanley, meditative training can help troops do so by increasing
efficiency in the insular cortex, which allows people to rapidly switch between
thinking and unthinking states of mind.
“It can be exercised when we are attending to
sensations in the body,” she said. “So a whole lot of our course is teaching
the ability to track those sensations. People come into the course thinking it
will ruin their ability to respond fast in combat, but actually, we’re
enhancing their ability.”
In the
future, Ms. Stanley said, meditation may become as standard in the military as
rifle practice, another way of making troops more effective and resilient. Next
year, the Marines will incorporate M-Fit classes into an infantry school at
Camp Pendleton, making the program a tentative part of its regular training
cycle.
Mr. Smyser,
who served in Iraq in 2005, said military mental training is overdue.
“It absolutely would have beneficial to me [in
Iraq],” he said. “I was very skeptical at first, but I’ve seen benefits in my
own life. I’m interested in working with veterans with PTSD. And if we teach
this upfront, we might be able to prevent some of the problems we have to fix afterwards.”
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